Une place pour vos commentaires

Publié le par Plume

J'ai commencé ce blog en expliquant ma difficulté à gérer les commentaires sur des sujets souvents délicats. Toutefois, je me rends compte au fil du temps que plusieurs de mes lecteurs souhaitent d'une façon ou d'une autre donner leur avis et interagir. Ils en viennent à m'écrire via le formulaire de contact ... mais c'est une situation frustrante pour eux comme pour moi.

 

Je vais donc essayer de répondre à ma façon.

  • D'abord, vous trouverez ici les courriers (ou des extraits de ceux-ci) qui m'ont été écrits et mes réponses.
  • Ensuite, cet article disposera d'un forum qui permettra à ceux qui le souhaitent de s'exprimer sur le site dans son ensemble.
  • Enfin, à l'avenir, je vais essayer, uniquement pour certains articles, de proposer parfois un forum où on pourra discuter.

D'ici quelques temps, je ferai le bilan et on verra si les commentaires sont une expérience à poursuivre.

Voilà.


 

 

 

 

 

 

30/03/2010

 

Merci pour ton blog


Bonsoir Plume,
Je suis arrivée sur ton blog par hasard, et je voulais tout simplement te remercier car il m'apporte une lueur d'espoir à un moment difficile de ma vie. Tes mots sont simples et justes, et ils sont utiles car ils montrent que malgré les séquelles et bien on peut construire une vie digne d'être vécue.
Bonne continuation,
Hélène

 

  Bonjour Hélène, 

Merci pour ton message. Je suis heureuse de savoir que mon site a pu t'aider à reprendre courage, car c'est vraiment ce que je cherche en l'écrivant. Sur Internet, on trouve beaucoup de témoignages d'anciens enfants maltraités chez qui la douleur à vivre domine encore le reste. Il y a, me semble-t-il, peu de témoignages de personnes qui vont mieux et le font savoir. Pourtant ça existe, même si les personnes qui s'en sortent sont souvent trop discrètes sur ce qu'elles ont eu à surmonter. Je te souhaite du courage pour la suite.

 

Plume

 


10/01/2010

Bienvenue



Bienvenue Plume tu es la première à t'inscrire sur la communauté que j'ai essayé de créer je me demande si beaucoup de monde connait la résilience??? A nous d'y remédier mais ne soyons surtout pas tristes...

Corinne

 

Bonjour Corinne,

En tout cas, moi je suis contente de m'être inscrite sur ta communauté, parce que la résilience, ça me parait plutôt une bonne idée. Je vais donc continuer à en parler. Je suis sûre que des tas d'autres gens en parlent de leur côté, et que l'idée, peu à peu, fait et fera son chemin. 

Au plaisir de continuer à aller te lire, de temps en temps, sur ton blog.

 

Plume

 


26/11/2009

Un premier contact



Bonjour,
Quand je lis votre blog, je vous trouve forte. Bien plus forte et résistante que moi. Je ne sais pas comment vous faites pour survivre, continuer à vivre après les années de cauchemars que vous avez connu avec votre famille.
Est-ce cela la résilience ?

Comment avez-vous accepté ? Comment avez-vous tourné la page en reprenant le contrôle de votre vie ?

Je sais que je pose beaucoup de questions mais j'ai vécu également l'enfer de l'inceste dans une famille maltraitante. (...) et aujourd'hui, à mes 29 ans, je suis diagnostiquée souffrant d'un trouble bipolaire, oscillant entre dépression nerveuse et état maniaque (...).

J'ai lu votre blog, je voudrais vous dire qu'il n'est jamais trop tard pour avoir des enfants, qu'il n'est jamais trop tard pour réaliser vos rêves parce que vous avez eu la force et l'énergie de réussir tellement de choses malgré les horreurs que vous avez subie. Et pour cela, je vous félicite.

Vous êtes intelligente, cultivée. Je suis presque sûre que vous aimez lire et que vous lisez régulièrement. Cela se sent dans votre façon d'écrire.

Voilà pour un premier contact. J'espère que vous allez me répondre prochainement.

Je sais que mon message sent la dépression et la petite fille perdue. Je suis dans cet état en ce moment. J'avoue que j'ai du mal encore à accepter mon passé, et donc à vivre avec.

J'ai également un blog à cette adresse: http://blog.etreetecrire.fr

J'attends votre réponse et vous souhaite une excellente continuation.

Najia

 

Bonjour Najia,

Ta longue lettre m'a beaucoup touchée. Mais aussi elle m'a fait un peu peur parce que justement, je ne peux pas répondre individuellement à toutes les questions de chaque personne et entretenir une longue correspondance avec chacun. 

Effectivement, je suis quelqu'un qui a fait des études et qui aime lire: j'ai longtemps été professeur de français dans un centre de formation pour adultes. Les études m'ont aidé à réfléchir à ce qui m'était arrivé, à mieux comprendre mes séquelles et à aller mieux.

Comment s'en sortir est une question importante. Sur ce blog, j'essaie de raconter ce qui m'a aidée, de façon à aider d'autres personnes, comme toi, à y trouver des pistes. Après c'est en toi, j'en suis sûre, que tu vas trouver progressivement la force nécessaire et les appuis qui te conviennent.

Je te souhaite de l'énergie pour continuer et surtout, continue à écrire sur ton blog des choses qui t'y aideront.

 

Plume

 

 


17/11/2009

Entre les lignes



Bonsoir Plume,
N'ayant pu insérer des commentaires sur vos merveilleux écrits (je comprends votre choix), mais touchée par leur écho, je me permets de murmurer ces quelques mots via ce message.
Je ne sais pas ce qui m'a conduit à votre blog. Une recherche de mots clés sur google "vivre sans famille"; cela révèle la forme. Mais sur le fond...


Mon histoire résonne tellement face à la votre que je ne juge pas utile de préciser mes blessures. Sans doute des sentiments et des cicatrices qui ressemblent aux votres. Sans doute des souvenirs enfouis qui reviennent ces temps ci et qui trouvent une terre d'asile sur vos écritures. Je voulais vous remercier de parler ainsi de votre histoire, de confier avec une sincérité merveilleuse les états d'âme qui font votre mémoire, votre quotidien et votre avenir. J'en suis là moi-aussi...

 

J'ai 24 ans et je suis une femme heureuse. Une femme heureuse qui revient néanmoins sur ces manques et sur les réalités écorchées qui persistent. Je ne suis ni nostalgique, ni éffondrée. Je suis seulement dans une de ces périodes de vie qui réclament une attention particulière, un élan de bataille pour trouver les chemins qui me donneront à vivre encore et toujours plus librement.
Je voulais juste vous dire combien votre message est beau, combien votre blog est agréable et comment l'aventure que vous proposez me convient. Vos mots auraient pu être les miens et j'ai aimé lire les lignes des articles et entres leurs lignes pour m'y retrouver.
J'existe certainement dans un monde qui ressemble au vôtre; avec ses étoiles, ses lumières, ses ombres et ses doux refrains; j'espère certainement comme vous aussi...
Je vous souhaite tout le bonheur possible avec votre compagnon, dans votre liberté de femme résiliente, dans vos forces d'enfant écorchée.
Je vous souhaite de pousuivre votre route dans la douceur des lendemains et dans la bienveillance de votre entourage.

Pour finir, je ne sais pas si vous avez déjà déposé des poèmes sur le net, mais votre prénom peu commun m'amène à penser que nous nous sommes finalement déjà rencontré. Peut-être à une prochaine fois, je pense naviguer sur votre blog encore quelques temps.
Chaleureusement
Azilis

 

Bonjour Azilis,

Merci pour ta très gentille lettre. Effectivement, partager un passé, partager un combat pour ne pas se laisser enfermer dans ce passé donne le sentiment d'être proche, même sans se connaître, et même si on sait que chaque histoire est singulière. Mon choix de faire un blog sans commentaires me gêne aux entournures quand il ne me permet pas d'ouvrir une petite porte à d'autres qui comme toi auraient des choses à dire sur leur histoire de résilience. Ca me fait réfléchir.

Sinon, je n'ai pas déposé de poèmes sur le net : ça n'était pas moi.

En tout cas, reviens quand tu veux : tu es la bienvenue dans mon univers.

 

Plume

Publié dans Présentation

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Auteure obligatoirement anonyme 24/06/2010 10:45


Avantages et inconvénients de la tactique du paillasson.
Je trouve merveilleux ce texte qui me semble donner à réflexion sur la résilience.
C'est un terme à la mode. Usité depuis l'après guerre pour entretenir la paix sociale. Pendant que nous sommes résilientes, nous ne remuons pas les foules.
Comme un paillasson, on apprend à ne plus parler de ce que l'on a subi. On n'ennuie plus personne.
Ca m'a frappée lors de l'émission sur Arte au mois de mai.
Le commentaire du grand ponte allemand était que les incestueurs sont à 85% des débiles légers.
Comme ça, les agresseurs sont fous, au pire on les enferme, mais on ne surcharge pas les prisons et ce qui va avec, les incestées sont des imbéciles si elles ne sont pas résilientes.


Plume 24/06/2010 16:34



Le concerpt de résilience est tellement fourre-tout qu'on peut y mettre à la fois des idées constructives et positives, mais effectivement aussi d'autres qui le sont moins. Comme ce dictat
implicite du "Sois résilient et fiche-nous la paix avec ta douleur". Je pense qu'on peut tout de même garder de la sympathie pour les "solutions" qui nous ont fait vivre pendant des années ...
même s'il s'avère par la suite qu'elles contenaient une part d'ombre non négligeable.


 


Quant au débat sur Arte, il était tout simplement choquant de désinformation. La confusion entretenue entre débilité mentale et passage à l'acte incestueux est injurieuse pour les personnes ayant
un handicap mental léger. C'est encore une façon de minimiser le fait d'inceste.